{"id":2277,"date":"2012-02-17T19:43:27","date_gmt":"2012-02-18T00:43:27","guid":{"rendered":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/?p=2277"},"modified":"2014-06-28T16:28:31","modified_gmt":"2014-06-28T20:28:31","slug":"commentaire-du-19-fevrier-2012-77e","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/pierre-desroches\/commentaire-du-19-fevrier-2012-77e","title":{"rendered":"Commentaire du 19 f\u00e9vrier 2012 \/ Pierre Desroches (77e)"},"content":{"rendered":"<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"77. Nos d\u00e9sordres et paralysies ne font pas peur \u00e0 Dieu \/ Pierre Desroches\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/aJqBoJlIWJM?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe> <\/p>\n<p><strong>&#8211; Transcription \u00e9crite du commentaire au bas de la page.<\/strong><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>&#8211; Pierre Desroches <\/strong>est pr\u00eatre des paroisses St-Pierre Claver et St-Stanislas de Kostka de Montr\u00e9al. Il est \u00e9galement aum\u00f4nier du Service de Police de Montr\u00e9al et du CHSLD Centre-Ville de Montr\u00e9al.<br \/>\n<strong><\/strong><\/p>\n<p><strong>&#8211; Gino Fillion\u00a0:\u00a0<\/strong>cam\u00e9ra, composition de la musique et arrangements, direction des com\u00e9diens, montage des images \/\u00a0<strong>Anne-Sylvie Gosselin\u00a0:<\/strong>\u00a0narratrice \/\u00a0<strong>Jean-Fran\u00e7ois L\u00e9pine\u00a0:<\/strong>\u00a0J\u00e9sus \/<strong>Andr\u00e9 Raymond :<\/strong> le paralytique.<\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0Le propre de Dieu est d\u2019\u00eatre dans la vie qui surgit \/ Notre tendance \u00e0 se plaindre plut\u00f4t qu\u2019\u00eatre dans la reconnaissance \/ Le mal nous fait r\u00e9duire les autres de sujets \u00e0 objets \/ Dieu nous parle de l\u2019int\u00e9rieur, au plus intime de nous-m\u00eames \/ Lorsque nos p\u00e9ch\u00e9s sont pardonn\u00e9s, on peut retrouver le sens de la marche et de la vie.\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>&#8211; R\u00e9f\u00e9rences pour les textes bibliques (AELF) : <\/strong><a href=\"http:\/\/aelf.org\/?date_my=19\/02\/2012\">http:\/\/aelf.org\/?date_my=19\/02\/2012<\/a><\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<p><strong>\u00c9vangile : Gu\u00e9rison d&rsquo;un paralys\u00e9, signe du pardon des p\u00e9ch\u00e9s (Marc 2, 1-12)<br \/>\n<\/strong>J\u00e9sus \u00e9tait de retour \u00e0 Capharna\u00fcm, et la nouvelle se r\u00e9pandit qu&rsquo;il \u00e9tait \u00e0 la maison. Tant de monde s&rsquo;y rassembla qu&rsquo;il n&rsquo;y avait plus de place, m\u00eame devant la porte. Il leur annon\u00e7ait la Parole. Arrivent des gens qui lui am\u00e8nent un paralys\u00e9, port\u00e9 par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l&rsquo;approcher \u00e0 cause de la foule, ils d\u00e9couvrent le toit au-dessus de lui, font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel \u00e9tait couch\u00e9 le paralys\u00e9. Voyant leur foi, J\u00e9sus dit au paralys\u00e9 : \u00ab Mon fils, tes p\u00e9ch\u00e9s sont pardonn\u00e9s. \u00bb Or, il y avait dans l&rsquo;assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-m\u00eames : \u00ab Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasph\u00e8me. Qui donc peut pardonner les p\u00e9ch\u00e9s, sinon Dieu seul ? \u00bb Saisissant aussit\u00f4t dans son esprit les raisonnements qu&rsquo;ils faisaient, J\u00e9sus leur dit : \u00ab Pourquoi tenir de tels raisonnements ? Qu&rsquo;est-ce qui est le plus facile ? de dire au paralys\u00e9 : &lsquo;Tes p\u00e9ch\u00e9s sont pardonn\u00e9s&rsquo;, ou bien de dire : &lsquo;L\u00e8ve-toi, prends ton brancard et marche&rsquo; ? Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l&rsquo;homme a le pouvoir de pardonner les p\u00e9ch\u00e9s sur la terre, je te l&rsquo;ordonne, dit-il au paralys\u00e9 : L\u00e8ve-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. \u00bb L&rsquo;homme se leva, prit aussit\u00f4t son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous \u00e9taient stup\u00e9faits et rendaient gloire \u00e0 Dieu, en disant : \u00ab Nous n&rsquo;avons jamais rien vu de pareil. \u00bb<strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>1\u00e8re lecture : Dieu pardonne les p\u00e9ch\u00e9s d&rsquo;Isra\u00ebl (Isa\u00efe 43, 18-19.21-22.24c-25)<br \/>\n<\/strong>Parole du Seigneur : Ne vous souvenez plus d&rsquo;autrefois, ne songez plus au pass\u00e9. Voici que je fais un monde nouveau : il germe d\u00e9j\u00e0, ne le voyez-vous pas ? Oui, je vais faire passer une route dans le d\u00e9sert, des fleuves dans les lieux arides. Ce peuple que j&rsquo;ai form\u00e9 pour moire dira ma louange. Toi, Jacob, tu ne m&rsquo;avais pas appel\u00e9, tu ne t&rsquo;\u00e9tais pas fatigu\u00e9 pour moi, Isra\u00ebl ! Par tes p\u00e9ch\u00e9s tu m&rsquo;as trait\u00e9 comme un esclave, par tes fautes tu m&rsquo;as fatigu\u00e9.\u00a0Mais moi, oui, moi, je pardonne tes r\u00e9voltes, \u00e0 cause de moi-m\u00eame, et je ne veux plus me souvenir de tes p\u00e9ch\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Psaume 40, 2-6.11-13<\/strong><\/p>\n<p><em>R\/ Gu\u00e9ris mon \u00e2me, Seigneur, car j&rsquo;ai p\u00e9ch\u00e9 contre toi<\/em><\/p>\n<p>Heureux qui pense au pauvre et au faible :<br \/>\nle Seigneur le sauve au jour du malheur !<br \/>\nIl le prot\u00e8ge et le garde en vie,<br \/>\nIl le soutient sur son lit de souffrance.<\/p>\n<p>J&rsquo;avais dit : \u00ab Piti\u00e9 pour moi, Seigneur,<br \/>\ngu\u00e9ris-moi, car j&rsquo;ai p\u00e9ch\u00e9 contre toi ! \u00bb<br \/>\nMes ennemis me condamnent d\u00e9j\u00e0 :<br \/>\n\u00ab Quand sera-t-il mort ? son nom, effac\u00e9 ? \u00bb<\/p>\n<p>Mais toi, Seigneur, prends piti\u00e9 de moi,<br \/>\net je saurai que tu m&rsquo;aimes.<br \/>\nDans mon innocence tu m&rsquo;as soutenu<br \/>\net r\u00e9tabli pour toujours devant ta face.<\/p>\n<p><strong>2\u00e8me lecture : Le \u00ab oui \u00bb du Christ commande notre loyaut\u00e9 (2 Corinthiens 1, 18-22)<br \/>\n<\/strong>Fr\u00e8res, j&rsquo;en prends \u00e0 t\u00e9moin le Dieu fid\u00e8le : le langage que nous vous parlons n&rsquo;est pas \u00e0 la fois \u00ab oui \u00bb et \u00ab non \u00bb. Le Fils de Dieu, le Christ J\u00e9sus, que nous avons annonc\u00e9 parmi vous, Silvain, Timoth\u00e9e et moi, n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 \u00e0 la fois \u00ab oui \u00bb et \u00ab non \u00bb ; il n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 que \u00ab oui \u00bb. Et toutes les promesses de Dieu ont trouv\u00e9 leur \u00ab oui \u00bb dans sa personne. Aussi est-ce par le Christ que nous disons \u00ab amen \u00bb, notre \u00ab oui \u00bb, pour la gloire de Dieu. Celui qui nous rend solides pour le Christ dans nos relations avec vous, celui qui nous a consacr\u00e9s, c&rsquo;est Dieu ; il a mis sa marque sur nous, et il nous a fait une premi\u00e8re avance sur ses dons : l&rsquo;Esprit qui habite nos c\u0153urs.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\" align=\"center\"><strong>Commentaire du 19 f\u00e9vrier (77\u00e8) &#8211;\u00a0<\/strong><em>7<sup>e<\/sup> dimanche du Temps Ordinaire (ann\u00e9e B)<br \/>\n<\/em><em>Transcription\u00a0: S\u0153ur C\u00e9cile Petit, s.c<\/em>.q.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\" align=\"center\"><strong>Nos d\u00e9sordres et paralysies ne font pas peur \u00e0 Dieu<\/strong><\/p>\n<p><em>L\u2019abb\u00e9 Pierre Desroches<\/em><\/p>\n<p><em>Je suis tr\u00e8s heureux de vous accueillir cette semaine et j\u2019ai une petite annonce \u00e0 vous faire de d\u00e9part. Suite \u00e0 la pr\u00e9dication ce matin, nous aurons le texte de l\u2019\u00e9vangile qui sera lu et\u00a0 qui conclura maintenant chacun de ces brefs commentaires que je fais semaine apr\u00e8s semaine.<\/em><\/p>\n<p>Cette semaine la liturgie\u00a0 nous propose un texte d\u2019Isa\u00efe, texte que je trouve excessivement touchant. Je vous lis la premi\u00e8re phrase. <strong>\u00ab\u00a0Ne vous souvenez plus d\u2019autrefois, ne songez plus au pass\u00e9.\u00a0\u00bb<\/strong> C\u2019est int\u00e9ressant, c\u2019est le Seigneur qui dit cela. Vous savez comment on a tendance \u00e0 s\u2019enfermer dans le pass\u00e9. Ce texte-l\u00e0 va aborder la question du p\u00e9ch\u00e9, va aborder la question de la r\u00e9volte qui est dans nos c\u0153urs, souvent l\u2019incompr\u00e9hension qui nous fait vivre une relation un peu toute confuse avec ce Seigneur de l\u2019univers. C\u2019est lui qui dit\u00a0: <strong>\u00ab\u00a0Ne vous rappelez plus<\/strong> de cela, ne vous enfermez pas dans cette dimension.<strong> Voici que je fais un monde nouveau\u00a0\u00bb. <\/strong>C\u2019est bien le propre de Dieu d\u2019\u00eatre toujours dans neuf, dans la vie, qui peut surgir m\u00eame de lieux o\u00f9 elle a \u00e9t\u00e9 fortement \u00e9prouv\u00e9e. Il fait cette grande invitation\u00a0: <strong>\u00ab\u00a0Je vais faire passer une route dans le d\u00e9sert, des fleuves dans des lieux arides.\u00a0\u00bb<\/strong> Je pense que pour les liens conjugaux \u00e7a peut \u00eatre extraordinaire\u00a0 parce que parfois nos alliances deviennent des d\u00e9serts qui nous ass\u00e8chent, puis\u00a0 nos terres sont aussi tr\u00e8s s\u00e8ches, alors c\u2019est comme s\u2019il dit\u00a0: \u00ab je vais faire passer la vie, je vais faire passer le souffle.<strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00ab Ce peuple que j\u2019ai form\u00e9 pour moi, dira ma louange\u00a0\u00bb. <\/strong>Dire la louange \u00e7a parait peut-\u00eatre\u00a0 tr\u00e8s simple mais c\u2019est avoir un c\u0153ur reconnaissant. On a plus facilement tendance \u00e0 la d\u00e9prime, \u00e0 se plaindre ou \u00e0 g\u00e9mir. Dire la louange c\u2019est un signe extraordinaire d\u2019un c\u0153ur qui est all\u00e9g\u00e9, d\u2019un c\u0153ur qui est ouvert, d\u2019un c\u0153ur qui est confiant. <strong>\u00ab\u00a0Toi, Jacob, tu ne m&rsquo;avais pas appel\u00e9, tu ne t&rsquo;\u00e9tais pas fatigu\u00e9 pour moi, Isra\u00ebl ! Par tes p\u00e9ch\u00e9s tu m&rsquo;as trait\u00e9 comme un esclave\u00a0\u00bb<\/strong>. C\u2019est extraordinaire. Dieu dit\u00a0:\u00a0<strong>\u00ab\u00a0 Tu m\u2019as trait\u00e9 comme un esclave\u2026\u00a0\u00bb<\/strong> C\u2019est la r\u00e9alit\u00e9 du mal dans nos vies. Il nous fait r\u00e9duire souvent les autres de sujets \u00e0 objets, comme s\u2019ils \u00e9taient \u00e0 notre service et qu\u2019on pouvait les utiliser pour satisfaire nos besoins les plus primaires. C\u2019est comme si Dieu dit\u00a0: <strong>\u00ab\u00a0c\u2019est \u00e7a que tu fais avec moi\u00a0\u00bb<\/strong>\u2026 et c\u2019est lui qui dit\u00a0: <strong>\u00ab\u00a0ne t\u2019enferme pas, ne te souviens plus d\u2019autrefois.<\/strong>\u00a0\u00bb Grande le\u00e7on d\u2019humilit\u00e9 et grande le\u00e7on d\u2019amour. <strong>\u00ab\u00a0Et \u00e0 cause de moi-m\u00eame, je ne veux plus me souvenir de tes p\u00e9ch\u00e9s.\u00a0\u00bb<\/strong>\u00a0 Je pense que Dieu les oublie beaucoup plus vite que nous. On reste souvent enferm\u00e9s dedans, c\u2019est pourquoi on avait cr\u00e9\u00e9 ce tr\u00e8s beau mot, dire que le p\u00e9ch\u00e9 nous mettait en enfer<strong> <\/strong>et qu\u2019il nous coupait de toute ouverture et de toute projection dans une vie nouvelle. C\u2019est comme si on ne pouvait que r\u00e9p\u00e9ter les b\u00eatises que l\u2019on a faites, alors que la conviction de Dieu, c\u2019est qu\u2019on peut faire du neuf avec Lui en \u00e9pousant constamment cette confiance qu\u2019il nous accorde, cette reconnaissance qu\u2019il a de chacun de nous.<\/p>\n<p>Et dans l\u2019\u00c9vangile, l\u2019image qui nous est donn\u00e9e aujourd\u2019hui c\u2019est celle du paralytique. On dit <strong>\u00ab\u00a0que J\u00e9sus \u00e9tait de retour \u00e0 Capharna\u00fcm, et la nouvelle se r\u00e9pandit qu\u2019il \u00e9tait \u00e0 la maison.\u00a0\u00bb<\/strong>\u00a0J\u2019aime toujours\u00a0 cette image l\u00e0 car j\u2019entends toujours ma m\u00e8re qui me disait quand j\u2019\u00e9tais plus jeune\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Ta chambre est un vrai capharna\u00fcm !\u00a0\u00bb. Je ne pouvais pas satisfaire facilement \u00e0 toutes les attentes d\u2019ordre qu\u2019avait ma m\u00e8re. J\u2019avais un peu plus de d\u00e9sordre. Et on nous disait aussi quand j\u2019\u00e9tais jeune que, dans le d\u00e9sordre J\u00e9sus sortait de nous. J\u00e9sus n\u2019aimait pas le d\u00e9sordre. J\u2019ai m\u00eame vu \u00e7a parfois dans des coll\u00e8ges que j\u2019ai fr\u00e9quent\u00e9s. Sur les murs c\u2019\u00e9tait marqu\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Dieu aime l\u2019ordre.\u00a0\u00bb C\u2019est comme si lorsqu\u2019on n\u2019\u00e9tait pas dans l\u2019ordre, Dieu n\u2019\u00e9tait pas avec nous. Le texte nous dit que <strong>\u00ab\u00a0J\u00e9sus rentre \u00e0 Capharna\u00fcm.\u00a0\u00bb<\/strong> Ceci pour moi est fort int\u00e9ressant. Nos d\u00e9sordres ne lui font pas peur. <strong>\u00ab\u00a0Et la nouvelle se r\u00e9pand qu\u2019il est dans la maison\u00a0\u00bb.<\/strong> La maison n\u2019est pas vide, la maison est habit\u00e9e, elle a une pr\u00e9sence, mais pas n\u2019importe laquelle, celle m\u00eame de J\u00e9sus. Et on dit que <strong>\u00ab\u00a0tout le monde se rassemble tellement qu\u2019il n\u2019y a m\u00eame plus de place, pas m\u00eame devant la porte\u00a0\u00bb<\/strong>. Et une porte c\u2019est ce qu\u2019on utilise pour entrer et pour sortir. Lorsqu\u2019il n\u2019y a plus de place devant la porte c\u2019est comme s\u2019il n\u2019y a plus d\u2019\u00e9change entre l\u2019int\u00e9rieur et l\u2019ext\u00e9rieur, c\u2019est comme si c\u2019est coup\u00e9. Il n\u2019y a plus d\u2019acc\u00e8s.<\/p>\n<p>Qu\u2019est-ce qui se passe dans cette situation? Lui, il leur annonce la Parole. La Parole n\u2019est pas annonc\u00e9e du dehors, elle est annonc\u00e9e du dedans. C\u2019est une image forte. Je pense que c\u2019est une grande v\u00e9rit\u00e9, je pense qu\u2019avant de nous parler de l\u2019ext\u00e9rieur dans des livres ou dans des visionnements,\u00a0 il nous parle au plus intime de nous-m\u00eame, et cette\u00a0 Bonne Nouvelle, c\u2019est aussi qu\u2019il est en chacun de nous. Qu\u2019est-ce qui se passe dans\u00a0 cet \u00e9vangile du paralytique ? Les gens ne pouvant pas apporter cet homme devant J\u00e9sus parce que tout est bouch\u00e9, ils d\u00e9cident de prendre l\u2019escalier, de monter sur le toit, et une belle expression qu\u2019on va retrouver, \u00a0<strong>\u00ab\u00a0de faire une ouverture et de descendre le brancard sur lequel \u00e9tait couch\u00e9 le paralytique. <\/strong>\u00bb\u00a0Ces hommes veulent vraiment conduire le paralytique \u00e0 J\u00e9sus. C\u2019est souvent ce que fait le d\u00e9sordre dans nos vies. Il nous paralyse, il nous rend inaptes, incapables de marcher, incapables de fonctionner, incapables d\u2019aimer. Premier geste qu\u2019ils font apr\u00e8s avoir fait l\u2019effort de monter cet homme sur le toit, c\u2019est <strong>de faire l\u2019ouverture<\/strong>. C\u2019est un bel appel pour les \u00e9ducateurs que nous sommes de faire ces ouvertures\u00a0 pour nos fr\u00e8res et nos s\u0153urs, apr\u00e8s avoir accept\u00e9 de les porter. Ce n\u2019est pas toujours \u00e9vident d\u2019accepter de porter les uns ou de porter les autres, pas plus que de se laisser porter. J\u00e9sus voyant la foi des porteurs va dire au paralytique\u00a0: <strong>\u00ab\u00a0Tes p\u00e9ch\u00e9s te sont pardonn\u00e9s\u00a0\u00bb.\u00a0 <\/strong>Ce d\u00e9sordre ne viendra pas fermer toutes les possibilit\u00e9s de vie qui sont en toi, toutes les possibilit\u00e9s d\u2019aimer et d\u2019\u00eatre aim\u00e9, de partager cet amour.<\/p>\n<p>Et dans l\u2019assistance, il y avait l\u00e0 des hommes qui r\u00e9criminaient, qui raisonnaient en eux-m\u00eames. C\u2019est important ce qui se passe en nous-m\u00eame, ce qui bouge en nous-m\u00eame, \u00e7a peut nous ouvrir, \u00e7a peut nous fermer, \u00e7a peut nous couper, \u00e7a peut nous enfermer. Ils n\u2019expriment pas ce qui bouge en eux-m\u00eames, ces hommes-l\u00e0, c\u2019est J\u00e9sus qui va les interpeler et qui va leur dire\u00a0: <strong>\u00ab\u00a0Pourquoi tenir de tels raisonnements?\u00a0<\/strong>\u00bb Ils disaient<strong>\u00a0: \u00ab\u00a0Qui est-il, il blasph\u00e8me, qui donc peut pardonner les p\u00e9ch\u00e9s, sinon Dieu seul ?<\/strong>\u00a0\u00bb\u00a0 Il dit ceci aux hommes\u00a0: <strong>\u00ab\u00a0Qu\u2019est-ce qui est le plus facile ? de dire au paralys\u00e9\u00a0: &lt;Tes p\u00e9ch\u00e9s sont pardonn\u00e9s&gt;, ou bien de dire<\/strong>\u00a0: <strong>&lt;L\u00e8ve-toi, prends ton brancard et marche&gt; ?<\/strong> Pour les hommes c\u2019est bien s\u00fbr que ce qui est le plus facile c\u2019est de\u00a0 dire que <strong>\u00ab\u00a0tes p\u00e9ch\u00e9s sont pardonn\u00e9s\u00a0\u00bb<\/strong> parce qu\u2019on n\u2019a pas beaucoup de moyens d\u2019aller v\u00e9rifier du dedans. \u00a0Alors, ils ne r\u00e9pondent pas vraiment \u00e0 la question, mais J\u00e9sus la pose. Et dans le fond, c\u2019est \u00e0 nous qu\u2019il la pose. Il dit au paralys\u00e9\u00a0: <strong>\u00ab\u00a0je te l\u2019ordonne, l\u00e8ve-toi, prends ton brancard et va dans ta maison.\u00a0\u00bb<\/strong><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Lorsqu\u2019un paralytique ou un paralys\u00e9 se met \u00e0 marcher, tout le monde est sid\u00e9r\u00e9. On a de la mis\u00e8re \u00e0 croire, on ne sait pas comment \u00e7a se fait, comment \u00e7a s\u2019est r\u00e9alis\u00e9, mais lorsqu\u2019on le voit,\u00a0 on est stup\u00e9fait. L\u2019exp\u00e9rience que J\u00e9sus veut\u00a0 nous faire saisir, c\u2019est que lorsque nos p\u00e9ch\u00e9s sont pardonn\u00e9s, on peut retrouver le sens de la vie, on peut retrouver le sens de la marche, on peut retrouver le sens de nos liens. Et ce paralytique,\u00a0 avec son brancard, va retourner dans sa maison.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab Le propre de Dieu est d\u2019\u00eatre dans la vie qui surgit \/ Notre tendance \u00e0 se plaindre plut\u00f4t qu\u2019\u00eatre dans la reconnaissance \/ Le mal nous fait r\u00e9duire les autres de sujets \u00e0 objets \/ Dieu nous parle de l\u2019int\u00e9rieur, au plus intime de nous-m\u00eames \/ Lorsque nos p\u00e9ch\u00e9s sont pardonn\u00e9s, on peut retrouver le sens de la marche et de la vie. \u00bb<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":2278,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[29,34],"tags":[222,271],"class_list":["post-2277","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-pierre-desroches","category-commentaires-du-dimanche","tag-guerison","tag-paralytique"],"wps_subtitle":"","feu_date":"17 f\u00e9vr. 2012","feu_thumb":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/77.-Pierre-320x180.webp","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2277","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2277"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2277\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6036,"href":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2277\/revisions\/6036"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2278"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2277"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2277"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2277"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}