{"id":1183,"date":"2011-03-22T08:00:48","date_gmt":"2011-03-22T12:00:48","guid":{"rendered":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/?p=1183"},"modified":"2014-06-25T17:55:37","modified_gmt":"2014-06-25T21:55:37","slug":"commentaire-du-27-mars-2011-28e","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/pierre-desroches\/commentaire-du-27-mars-2011-28e","title":{"rendered":"Commentaire du 27 mars 2011 \/ Pierre Desroches (28e)"},"content":{"rendered":"<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"28. La Samaritaine : le propre de Dieu est d&amp;apos;\u00eatre une eau vive \/ Pierre Desroches\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/uGVyGB2zPE0?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe> <\/p>\n<p><strong>&#8211; Transcription \u00e9crite du commentaire au bas de la page.<\/strong><\/p>\n<p><strong>&#8211; Pierre Desroches est pr\u00eatre des paroisses St-Pierre Claver et St-Stanislas de Kostka de Montr\u00e9al<br \/>\n<\/strong><strong>&#8211; Gino Fillion : composition, guitare, cam\u00e9ra et montage.<\/strong><\/p>\n<p><strong>3\u00e8 dimanche du Car\u00eame (ann\u00e9e A)<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00ab La soif aiguise nos d\u00e9sirs et fait de nous des \u00eatres qui ne sont pas ass\u00e9ch\u00e9s \/ La grandeur de l\u2019amour de Dieu et la foi nous justifient \/ Se ressourcer aupr\u00e8s des pauvres \/ J\u00e9sus ne juge pas ceux et celles qui ne le reconnaissent pas \/ J\u00e9sus est l\u2019\u00e9poux v\u00e9ritable, un Dieu qui nous aime et nous reconna\u00eet pour ce que l\u2019on est. \u00bb<\/strong><\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/p>\n<p><strong>\u00c9vangile : La Samaritaine et le don de l&rsquo;eau vive (Jn 4, 5-42)<br \/>\n<\/strong>J\u00e9sus arrivait \u00e0 une ville de Samarie, appel\u00e9e Sykar, pr\u00e8s du terrain que Jacob avait donn\u00e9 \u00e0 son fils Joseph, et o\u00f9 se trouve le puits de Jacob. J\u00e9sus, fatigu\u00e9 par la route, s&rsquo;\u00e9tait assis l\u00e0, au bord du puits. Il \u00e9tait environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l&rsquo;eau. J\u00e9sus lui dit : \u00ab Donne-moi \u00e0 boire. \u00bb (En effet, ses disciples \u00e9taient partis \u00e0 la ville pour acheter de quoi manger.) La Samaritaine lui dit : \u00ab Comment ! Toi qui es Juif, tu me demandes \u00e0 boire, \u00e0 moi, une Samaritaine ? \u00bb (En effet, les Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains.) J\u00e9sus lui r\u00e9pondit : \u00ab Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : &lsquo;Donne-moi \u00e0 boire&rsquo;, c&rsquo;est toi qui lui aurais demand\u00e9, et il t&rsquo;aurait donn\u00e9 de l&rsquo;eau vive. \u00bb Elle lui dit : \u00ab Seigneur, tu n&rsquo;as rien pour puiser, et le puits est profond ; avec quoi prendrais-tu l&rsquo;eau vive ? Serais-tu plus grand que notre p\u00e8re Jacob qui nous a donn\u00e9 ce puits, et qui en a bu lui-m\u00eame, avec ses fils et ses b\u00eates ? \u00bb J\u00e9sus lui r\u00e9pondit : \u00ab Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l&rsquo;eau que moi je lui donnerai n&rsquo;aura plus jamais soif ; et l&rsquo;eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie \u00e9ternelle. \u00bb La femme lui dit : \u00ab Seigneur, donne-la-moi, cette eau : que je n&rsquo;aie plus soif, et que je n&rsquo;aie plus \u00e0 venir ici pour puiser. \u00bb J\u00e9sus lui dit : \u00ab Va, appelle ton mari, et reviens. \u00bb La femme r\u00e9pliqua : \u00ab Je n&rsquo;ai pas de mari. \u00bb J\u00e9sus reprit : \u00ab Tu as raison de dire que tu n&rsquo;as pas de mari, car tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n&rsquo;est pas ton mari : l\u00e0, tu dis vrai. \u00bb La femme lui dit : \u00ab Seigneur, je le vois, tu es un proph\u00e8te. Alors, explique-moi : nos p\u00e8res ont ador\u00e9 Dieu sur la montagne qui est l\u00e0, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu o\u00f9 il faut l&rsquo;adorer est \u00e0 J\u00e9rusalem. \u00bb J\u00e9sus lui dit : \u00ab Femme, crois-moi : l&rsquo;heure vient o\u00f9 vous n&rsquo;irez plus ni sur cette montagne ni \u00e0 J\u00e9rusalem pour adorer le P\u00e8re. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons, nous, celui que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l&rsquo;heure vient &#8211; et c&rsquo;est maintenant &#8211; o\u00f9 les vrais adorateurs adoreront le P\u00e8re en esprit et v\u00e9rit\u00e9 : tels sont les adorateurs que recherche le P\u00e8re. Dieu est esprit, et ceux qui l&rsquo;adorent, c&rsquo;est en esprit et v\u00e9rit\u00e9 qu&rsquo;ils doivent l&rsquo;adorer. \u00bb La femme lui dit : \u00ab Je sais qu&rsquo;il vient, le Messie, celui qu&rsquo;on appelle Christ. Quand il viendra, c&rsquo;est lui qui nous fera conna\u00eetre toutes choses. \u00bb J\u00e9sus lui dit : \u00ab Moi qui te parle, je le suis. \u00bb L\u00e0-dessus, ses disciples arriv\u00e8rent ; ils \u00e9taient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : \u00ab Que demandes-tu ? \u00bb ou : \u00ab Pourquoi parles-tu avec elle ? \u00bb La femme, laissant l\u00e0 sa cruche, revint \u00e0 la ville et dit aux gens : \u00ab Venez voir un homme qui m&rsquo;a dit tout ce que j&rsquo;ai fait. Ne serait-il pas le Messie ? \u00bb Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers J\u00e9sus. Pendant ce temps, les disciples l&rsquo;appelaient : \u00ab Rabbi, viens manger. \u00bb Mais il r\u00e9pondit : \u00ab Pour moi, j&rsquo;ai de quoi manger : c&rsquo;est une nourriture que vous ne connaissez pas. \u00bb Les disciples se demandaient : \u00ab Quelqu&rsquo;un lui aurait-il apport\u00e9 \u00e0 manger ? \u00bb J\u00e9sus leur dit : \u00ab Ma nourriture, c&rsquo;est de faire la volont\u00e9 de celui qui m&rsquo;a envoy\u00e9 et d&rsquo;accomplir son oeuvre. Ne dites-vous pas : &lsquo;Encore quatre mois et ce sera la moisson&rsquo; ? Et moi je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs qui se dorent pour la moisson. D\u00e8s maintenant, le moissonneur re\u00e7oit son salaire : il r\u00e9colte du fruit pour la vie \u00e9ternelle, si bien que le semeur se r\u00e9jouit avec le moissonneur. Il est bien vrai, le proverbe : &lsquo;L&rsquo;un s\u00e8me, l&rsquo;autre moissonne.&rsquo; Je vous ai envoy\u00e9s moissonner l\u00e0 o\u00f9 vous n&rsquo;avez pas pris de peine, d&rsquo;autres ont pris de la peine, et vous, vous profitez de leurs travaux. \u00bb Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en J\u00e9sus, \u00e0 cause des paroles de la femme qui avait rendu ce t\u00e9moignage : \u00ab Il m&rsquo;a dit tout ce que j&rsquo;ai fait. \u00bb Lorsqu&rsquo;ils arriv\u00e8rent aupr\u00e8s de lui, ils l&rsquo;invit\u00e8rent \u00e0 demeurer chez eux. Il y resta deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux \u00e0 croire \u00e0 cause de ses propres paroles, et ils disaient \u00e0 la femme : \u00ab Ce n&rsquo;est plus \u00e0 cause de ce que tu nous as dit que nous croyons maintenant ; nous l&rsquo;avons entendu par nous-m\u00eames, et nous savons que c&rsquo;est vraiment lui le Sauveur du monde. \u00bb<\/p>\n<p><strong>1\u00e8re lecture : Par Mo\u00efse, Dieu donne l&rsquo;eau \u00e0 son peuple (Exode 17, 3-7)<br \/>\n<\/strong>Les fils d\u2019Isra\u00ebl campaient dans le d\u00e9sert \u00e0 Rephidim, et le peuple avait soif. Ils r\u00e9crimin\u00e8rent contre Mo\u00efse : \u00ab Pourquoi nous as-tu fait monter d&rsquo;\u00c9gypte ? \u00c9tait-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? \u00bb Mo\u00efse cria vers le Seigneur : \u00ab Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! \u00bb Le Seigneur dit \u00e0 Mo\u00efse : \u00ab Passe devant eux, emm\u00e8ne avec toi plusieurs des anciens d&rsquo;Isra\u00ebl, prends le b\u00e2ton avec lequel tu as frapp\u00e9 le Nil, et va ! Moi, je serai l\u00e0, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l&rsquo;eau, et le peuple boira ! \u00bb Et Mo\u00efse fit ainsi sous les yeux des anciens d&rsquo;Isra\u00ebl. Il donna \u00e0 ce lieu le nom de Massa (c&rsquo;est-\u00e0-dire : D\u00e9fi) et M\u00e9riba (c&rsquo;est-\u00e0-dire : Accusation), parce que les fils d&rsquo;Isra\u00ebl avaient accus\u00e9 le Seigneur, et parce qu&rsquo;ils l&rsquo;avaient mis au d\u00e9fi, en disant : \u00ab Le Seigneur est-il vraiment au milieu de nous, ou bien n&rsquo;y est-il pas ? \u00bb<\/p>\n<p><strong>Psaume 94, 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9<br \/>\n<\/strong><span style=\"font-size: small;\"><em>R\/ Aujourd&rsquo;hui, ne fermons pas notre c\u0153ur, mais \u00e9coutons la voix du Seigneur !<\/em><\/span><\/p>\n<p>Venez, crions de joie pour le Seigneur,<br \/>\nacclamons notre Rocher, notre salut !<br \/>\nAllons jusqu&rsquo;\u00e0 lui en rendant gr\u00e2ce,<br \/>\npar nos hymnes de f\u00eate acclamons-le !<\/p>\n<p>Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,<br \/>\nadorons le Seigneur qui nous a faits.<br \/>\nOui, il est notre Dieu ;<br \/>\nnous sommes le peuple qu&rsquo;il conduit.<\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui \u00e9couterez-vous sa parole ?<br \/>\n\u00ab Ne fermez pas votre coeur comme au d\u00e9sert,<br \/>\no\u00f9 vos p\u00e8res m&rsquo;ont tent\u00e9 et provoqu\u00e9,<br \/>\net pourtant ils avaient vu mon exploit. \u00bb<\/p>\n<p><strong>2\u00e8me lecture : L&rsquo;amour de Dieu a \u00e9t\u00e9 r\u00e9pandu dans nos c\u0153urs\u00a0 (Romains 5, 1-2.5-8)<br \/>\n<\/strong>Fr\u00e8res, Dieu a fait de nous des justes par la foi ; nous sommes ainsi en paix avec Dieu par notre Seigneur J\u00e9sus Christ, qui nous a donn\u00e9, par la foi, l&rsquo;acc\u00e8s au monde de la gr\u00e2ce dans lequel nous sommes \u00e9tablis ; et notre orgueil \u00e0 nous, c&rsquo;est d&rsquo;esp\u00e9rer avoir part \u00e0 la gloire de Dieu. Et l&rsquo;esp\u00e9rance ne trompe pas, puisque l&rsquo;amour de Dieu a \u00e9t\u00e9 r\u00e9pandu dans nos coeurs par l&rsquo;Esprit Saint qui nous a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9. Alors que nous n&rsquo;\u00e9tions encore capables de rien, le Christ, au temps fix\u00e9 par Dieu, est mort pour les coupables que nous \u00e9tions. &#8211; Accepter de mourir pour un homme juste, c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 difficile ; peut-\u00eatre donnerait-on sa vie pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c&rsquo;est que le Christ est mort pour nous alors que nous \u00e9tions encore p\u00e9cheurs.<\/p>\n<p>Textes liturgiques \u00a9 AELF<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\" align=\"center\"><strong>Commentaire du 27 mars 2011 (28<sup>e<\/sup>) &#8211;\u00a0<\/strong><em>3<sup>e<\/sup> dimanche du Car\u00eame (ann\u00e9e A)<br \/>\n<\/em><em>Transcription\u00a0: S\u0153ur C\u00e9cile Petit, s.c.q.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>Le propre de Dieu est d\u2019\u00eatre une eau vive<\/strong><\/p>\n<p><em>L\u2019abb\u00e9 Pierre Desroches\u00a0<\/em><\/p>\n<p><strong>Chant\u00a0: Venez boire \u00e0 la fontaine.\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Je suis \u00e0 peu pr\u00e8s s\u00fbr que vous avez reconnu le texte du dimanche de la troisi\u00e8me semaine du car\u00eame. Cette semaine nous sommes invit\u00e9s \u00e0 faire route, \u00e0 m\u00e9diter avec la Samaritaine. La premi\u00e8re lecture va nous parler d\u2019un peuple qui est dans le d\u00e9sert et qui a soif. C\u2019est une belle r\u00e9alit\u00e9 que celle de la soif parce que la soif, \u00e7a aiguise nos d\u00e9sirs. J\u2019ai appris un temps \u00e0 avoir peur de mes d\u00e9sirs mais depuis fort longtemps, on m\u2019a appris \u00e0 me r\u00e9jouir de ces d\u00e9sirs qui font de nous, non pas des \u00eatres ass\u00e9ch\u00e9s, mais des \u00eatres qui tendent vers une satisfaction qui peut leur \u00eatre donn\u00e9e par ces relations que Dieu appelle pour nous humaniser.\u00a0 Donc, ce peuple qui est dans le d\u00e9sert et qui est travaill\u00e9 par la soif va vouloir \u00eatre combl\u00e9 mais la nature ne peut pas les combler parce que c\u2019est le propre du d\u00e9sert d\u2019\u00eatre sec, mais c\u2019est le propre de Dieu que d\u2019\u00eatre une eau vive qui vient \u00e9tancher, non pas d\u2019abord nos soifs physiques, mais notre soif profonde d\u2019\u00eatre des hommes et des femmes capables d\u2019amour et capables d\u2019accomplir dans des alliances cette vocation extraordinaire dont toute l\u2019humanit\u00e9 est marqu\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans la deuxi\u00e8me lecture, on nous dit que <strong>\u00ab\u00a0l\u2019amour de Dieu est r\u00e9pandu dans nos c\u0153urs et que Dieu a fait de nous des justes par la foi\u00a0\u00bb,<\/strong> que ce ne sont pas nos gestes, que ce ne sont pas nos actions. Ce qui nous justifie, ce n\u2019est pas nous-m\u00eames, c\u2019est la foi de J\u00e9sus Christ et c\u2019est la foi que Dieu a dans cette cr\u00e9ature, dans cette cr\u00e9ation qu\u2019il a fait. Et c\u2019est \u00e7a qui fait de nous des justes, c\u2019est la grandeur de l\u2019amour de\u00a0 Dieu. Et donc, on n\u2019a pas \u00e0 perdre le sommeil pour essayer de devenir justes, on a juste \u00e0 travailler\u00a0 \u00e0 ouvrir notre c\u0153ur pour recevoir ce don qui nous est fait par la gr\u00e2ce de J\u00e9sus Christ. On va justement voir cet homme J\u00e9sus qui a tr\u00e8s soif et qui va se rendre dans cette ville o\u00f9 il va s\u2019asseoir au puits. Une des traductions\u00a0 possibles, c\u2019est <strong>\u00ab\u00a0il s\u2019assoit sur la source\u00a0\u00bb.<\/strong> C\u2019est comme une image assez parlante\u00a0: \u00ab\u00a0assis sur la source\u00a0\u00bb il demande \u00e0 la samaritaine de lui donner \u00e0 boire. Elle est toute \u00e9tonn\u00e9e parce qu\u2019elle n\u2019est pas habitu\u00e9e \u00e0 voir un Juif s\u2019adresser \u00e0 elle, les Juifs qui d\u00e9testaient cette nation de Samarie, qui refusaient m\u00eame habituellement de poser pied sur\u00a0 leur terre pour ne pas en \u00eatre salis. Et voil\u00e0 que J\u00e9sus s\u2019adresse \u00e0 elle et l\u2019invite \u00e0 \u00e9tancher sa soif. Il lui fait une demande plut\u00f4t que de lui proposer d\u2019abord une eau vive qu\u2019il pourrait lui-m\u00eame donner. Et elle va exprimer toute sa surprise.<\/p>\n<p>Est-ce que nous vivons de ces surprises, si nous avons\u00a0 d\u00e9j\u00e0 pens\u00e9 \u00e0 des gens qui ne nous reviennent pas, de leur demander de nous donner \u00e0 boire\u00a0? Est-ce que nous avons d\u00e9j\u00e0 pens\u00e9 \u00e0 aller s\u2019abreuver, \u00e0 nous ressourcer aupr\u00e8s de personnes qui habituellement nous dess\u00e8chent et cette r\u00e9alit\u00e9-l\u00e0 c\u2019est celle que J\u00e9sus est en train de vivre et de tenter. Et elle l\u2019exprime tr\u00e8s clairement et Lui va lui dire\u00a0: <strong>\u00ab\u00a0Si tu savais le don de Dieu et\u00a0 qui est Celui qui te demande de l\u2019eau vive c\u2019est toi qui lui aurais demand\u00e9 de l\u2019eau, et il t\u2019aurait donn\u00e9 l\u2019eau vive\u00a0\u00bb.<\/strong> Il ne la jugera pas dans sa non-reconnaissance de qui il est, comme nous ne sommes pas invit\u00e9s \u00e0 juger les gens qui ne partagent pas la foi qui est la n\u00f4tre, mais J\u00e9sus va les \u00e9veiller \u00e0 ce qu\u2019il peut proposer et \u00e0 ce qu\u2019il a \u00e0 donner. C\u2019est comme si J\u00e9sus \u00e9tait en train de travailler le d\u00e9sir de cette femme.<\/p>\n<p>Dans nos \u00e9vang\u00e9lisations, est-ce qu\u2019on arrive avec de grandes certitudes, de grandes affirmations, ou est-ce qu\u2019on sait tr\u00e8s bien ou on laisse reconna\u00eetre aux gens, qu\u2019ils peuvent nous abreuver, mais qu\u2019on peut leur proposer une autre eau qui, elle, pourrait \u00e9tancher les soifs les plus profondes. Et cette femme va finir par lui dire\u00a0: <strong>\u00ab\u00a0Seigneur, donne-la moi cette eau pour que je n\u2019aie plus besoin de venir puiser\u00a0\u00bb.<\/strong> Notre quotidien est souvent un lieu o\u00f9 l\u2019on s\u2019\u00e9puise parce qu\u2019il nous fatigue, c\u2019est comme si l\u2019on trouvait aucune nourriture pour notre vie int\u00e9rieure, c\u2019est comme si on ne recevait rien de fondamental. Alors que J\u00e9sus va lui dire \u00e0 cette demande\u00a0:\u00a0<strong>\u00ab\u00a0Va chercher ton mari\u00a0\u00bb.<\/strong> Et la premi\u00e8re partie du texte de la samaritaine est un grand discours sur l\u2019eau. Le c\u0153ur du r\u00e9cit sur la samaritaine est l\u2019appel du mari et elle va dire\u00a0<strong>:\u00a0\u00ab\u00a0Je n\u2019ai pas de mari\u00a0\u00bb.<\/strong> Et J\u00e9sus va lui dire\u00a0:\u00a0<strong>\u00ab\u00a0Tu as eu cinq maris et celui que tu as pr\u00e9sentement n\u2019est pas ton mari, en cela tu dis vrai\u00a0\u00bb. <\/strong>Et il y aura un grand discours qui va suivre sur l\u2019adoration.<\/p>\n<p>On peut s\u2019interroger sur ce passage de l\u2019eau vive \u00e0 l\u2019adoration, qui va comme se d\u00e9nouer dans la r\u00e9alit\u00e9 de cette femme qui a d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment cherch\u00e9 l\u2019eau vive dans des affections qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9\u00e7ues. C\u2019est comme si J\u00e9sus, \u00e0 travers cette parole va finir par se pr\u00e9senter comme l\u2019\u00c9poux v\u00e9ritable, celui qui peut faire que l\u2019eau vive va jaillir de nos mains, elle va jaillir de nos c\u0153urs. Et quand on fait cette rencontre non pas d\u2019un Dieu qui est une loi, non pas d\u2019un Dieu qui nous domine, mais d\u2019un Dieu qui nous aime et qui nous reconna\u00eet, non pas pour ce qu\u2019on n\u2019est pas, mais pour ce qu\u2019on est, cette reconnaissance et cette exp\u00e9rience font que nos \u00eatres sont profond\u00e9ment transform\u00e9s et chang\u00e9s. Cette femme va courir \u00e0 la ville, elle qui se cachait, pour laisser entendre qu\u2019elle a rencontr\u00e9 le Messie. Et \u00e0 sa parole, ils vont sortir de cette ville pour aller \u00e0 ce lieu de rencontre. Ils vont dire\u00a0:\u00a0<strong>\u00ab\u00a0Ce n\u2019est plus par ce que tu nous as dit que nous croyons, mais nous l\u2019avons entendu et nous croyons qu\u2019il est vraiment le Fils de Dieu\u00a0\u00bb.<\/strong><\/p>\n<p>Est-ce que dans nos propres vies, il n\u2019y aurait pas de ces puits qui m\u00e9riteraient d\u2019\u00eatre connus pour que des gens, \u00e0 leur tour, puissent faire cette d\u00e9couverte que nous avons exp\u00e9riment\u00e9e en recevant l\u2019eau vive l\u00e0 o\u00f9 nous \u00e9tions profond\u00e9ment ass\u00e9ch\u00e9s. Bonne semaine et bonne marche vers tous ces puits qui sont tout au long de la route.<strong><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab La soif aiguise nos d\u00e9sirs et fait de nous des \u00eatres qui ne sont pas ass\u00e9ch\u00e9s \/ La grandeur de l\u2019amour de Dieu et la foi nous justifient \/ Se ressourcer aupr\u00e8s des pauvres \/ J\u00e9sus ne juge pas ceux et celles qui ne le reconnaissent pas \/ J\u00e9sus est l\u2019\u00e9poux v\u00e9ritable, un Dieu qui nous aime et nous reconna\u00eet pour ce que l\u2019on est. \u00bb<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1196,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[29,34],"tags":[127,125,124],"class_list":["post-1183","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-pierre-desroches","category-commentaires-du-dimanche","tag-justification","tag-samarie","tag-samaritaine"],"wps_subtitle":"","feu_date":"22 mars 2011","feu_thumb":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-content\/uploads\/2011\/03\/28.-Pr\u00e9dication-du-27-mars-2011-La-Samaritaine-le-propre-de-Dieu-est-d\u00eatre-une-eau-vive-320x180.webp","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1183","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1183"}],"version-history":[{"count":17,"href":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1183\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2036,"href":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1183\/revisions\/2036"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1196"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1183"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1183"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unfeusurlaterre.org\/qehelata\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1183"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}